La place Gambetta est le point noir de la CUB en terme de pollution aérienne liée à la circulation (microparticules PM10, et dioxyde d’Azote NO2).

– La limite de 35 jours par an de 50 µg/m3 quotidienne (niveau normal ≤ 30 µg/m3) a été dépassée uniquement à Gambetta. En période calme de beau temps, sans vent, comme en mars 2012, nous avons atteint des pics entre 70 et 75 µg/m3 !

– La limite moyenne de dioxyde d’azote a été dépassée en 2009 et 2010

 

Les mesures effectuées place Pey Berland montrent que la qualité de l’air y est régulièrement proche de la normale. On peut en déduire que la pollution est générée par l’excès de circulation des bus et des automobiles.

 

Les microparticules PM10 (diamètre inférieur à 10 µmm) sont inhalées et pénètrent dans les poumons avec un degré de pénétration fort du fait de leur faible diamètre. Elles sont toxiques par leur présence et par leur composition chimique (substances cancérigènes).

Elles représentent donc un danger pour la santé. Le Docteur Annesi-Maesano, Directrice de recherche à l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) pilote le groupe de travail du Haut Comité de Santé Publique sur la qualité de l’air rapporte que :

–          Différentes études évaluent de six à neuf mois la perte de vie des populations exposées

–          350.000 décès prématurés par an sont enregistrés au sein de l’Union Européenne à cause de la pollution atmosphérique.

Les riverains et les usagers exposés à cette pollution de la place Gambetta sont donc légitimement inquiets de cette situation qui pose plusieurs questions :

 

1)      Celle du réel déficit d’information. Nous ne disposons, par le journal Sud-Ouest, que de la publication de l’indice ATMO, à la rubrique agglomération (indice coté de 1- très bon à 10 – très mauvais) qui est un indice moyen de la qualité de l’air sur toute l’agglomération.

Les alertes figurent uniquement sur les panneaux électroniques du tram et ne sont pas ou partiellement répercutés par la presse locale et régionale (presse papier et émissions de télévision).  Leur publication immédiate serait la seule façon de modifier les comportements. Leur fréquence en grande augmentation banalise la pollution.

 

L’AIRAQ, organisme scientifique, fait parfaitement son travail et tous les chiffres sont disponibles mais la protection de la qualité de l’air ne fait pas partie des priorités éditoriales des medias.

Ces résultats sont accessibles sur le site de l’AIRAQ sur internet, auquel vous pouvez vous abonner :

www.airaq.asso.fr

2)      La question de l’absence de prise en charge politique du problème

Les collectivités locales et régionales portent une grande attention aux problèmes de la pollution de l’air à cause de leur implication en santé publique. Il existe un plan de protection atmosphérique (P.P.A.) et une réglementation française et européenne.

Les responsables des collectivités locales et régionales sont informés. Ils disposent de toutes les données qui leur sont communiquées par l’AIRAQ, mais comme pour les medias, il y a un problème de priorité, et la prise en charge se fait mal ou peu, et la situation reste inchangée : ils ne font rien !

 

3)      La proposition d’une zone ZAPPA

Pour respecter la règlementation européenne, beaucoup de pays ont déjà mis en place des zones à faible émission. Le gouvernement français, menacé d’amendes élevées par Bruxelles pour ne l’avoir pas fait, s’est fixé pour objectif de baisser de 30% le taux de microparticules. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, un appel à projets a été lancé en juillet pour inciter les agglomérations de plus de 100.000 habitants à expérimenter des zones d’action prioritaires pour l’air (ZAPA).

 

AU TOTAL

Riverains et usagers de la place Gambetta sont très inquiets du niveau de pollution aérienne, niveau dangereux pour leur santé

Ils demandent une diminution de la circulation des bus et automobiles pour faire baisser le taux de microparticules PM10 au-dessous de la limite acceptable

• Ils souhaitent une meilleure information citoyenne par la diffusion publique des chiffres journaliers, mensuels et annuels recueillis par l’AIRAQ

• Ils engagent les politiques responsables à une prise en charge volontariste du problème

• Ils attendent que la place Gambetta soit intégrée dans la zone ZAPA