Une place oubliée : dans l’ouvrage « Habiter Bordeaux », on évoque la place Saint-Michel, ses espaces dégradés et disparates. Il est écrit qu’elle est « la dernière place du centre historique à ne pas avoir été rénovée. Et Gambetta ??

Un espace de mixité d’usage, où l’on pourrait décliner le mieux vivre ensemble ? Mais n’observe-t-on pas, en réalité, successivement, l’inconfort d’un trop plein (1000 bus par jour, 16000 voyageurs !), et un lieu où on n’a plus envie de rester ?

Un ensemble architectural en disharmonie avec son environnement ? Levez la tête, une merveille pour les yeux, puis baissez les yeux : oh, les trottoirs : couturés, sales, avec des flaques d’eau qui croupissent, même aux beaux jours… les voyageurs qui attendent : quels égards de la part de Keolis ?

Gambetta, la belle, a disparu de la « carte de la beauté » où sont cités, dans « Habiter Bordeaux » : le Grand Théâtre, les quais, le pont de pierre, la place Pey Berland…

> POURQUOI ?

Parce que c’est difficile : il y a eu des projets, ils sont restés dans les cartons. Et cela l’est plus encore aujourd’hui : les pénétrantes, les tracés des lignes de tram, les choix de Keolis et des autorités ont donné à la place une position logistique centrale, lourde de contraintes…

Parce qu’il y a eu d’autres priorités… Parce que…

> ET MAINTENANT ? 

Les résidents de la Place Gambetta, les commerçants, les Bordelais qui aiment leur ville veulent qu’on les écoute.

On parle -toujours dans « Habiter Bordeaux »- d’une attitude qui consisterait à mieux comprendre le Centre pour permettre une vie bonne.

On y invite les Bordelais à être « acteurs du projet urbain ».

On décrit Bordeaux comme une ville vitale, riche de relations, « où ça respire et où on est content »…

On est d’accord avec ces propositions. On ne demande pas l’impossible. Concevez, décideurs politiques et urbanistes, pour la place Gambetta, enfin, un projet d’ensemble !

                                                                   François Diard, Président de S.O.S. Place Gambetta