Un mot sur l’histoire  de cette porte qui borde la place Gambetta.

Elle fait partie des quatre portes de la troisième enceinte donnant accès à la campagne situées au nord-ouest de Bordeaux.

A partir du XVème les portes qui s’ouvrent sur la campagne jouent un rôle important pour l’entrée des produits maraîchers, des vins, des volailles et autres denrées. La porte en forme de goulet exerce une fonction douanière et de surveillance policière. L’ouverture d’une porte entraîne la création de nouvelles voies et le remodelage du réseau des rues, l’implantation de nouveaux commerces et habitations. Ces portent restent d’aspect militaire et apparaissent comme un symbole de la puissance de la ville. Lors des conflits, en cas de défaite, le maire et les jurats doivent remettre les clefs des portes au vainqueur comme après la bataille de Castillon en 1453.

Ancienne porte Jovia ou Iova, elle est sise dans la première enceinte en bout ouest de l’axe est-ouest, aujourd’hui rue Porte-Dijeaux. Démolie en 1302, elle est reconstruite au XIVème siècle avec la troisième enceinte. Elle est déplacée d’une dizaine de mètres à l’ouest et prend le nom de Porte Judaïque. Elle s’ouvre sur le fossé entre deux tours rondes, une importante barbacane semi-circulaire forme un second fossé, et deux ponts-levis permettent d’y accéder. De vieilles échoppes, des petits jardins et un ancien cimetière à l’usage des hôpitaux l’entourent. En 1744, Tourny demande la démolition de la vieille porte Dijeaux pour la remplacer par une porte décorative (1).

(1)   Portes et Tours de Bordeaux, collection « Mémoire et patrimoine » – les Dossiers d’Aquitaine. 2014

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