Publié dans Sud-Ouest le 25 mai 2012 par Denis Lherm

À partir de la rentrée prochaine, en septembre, les voitures pourraient être obligées de passer toutes sur le même côté de la place, qui serait mis en double sens.Une petite révolution se prépare autour de la place Gambetta.

Le schéma actuel de circulation des voitures devrait en effet être très sensiblement modifié dans le courant de l’été. À la rentrée de septembre, les voitures devaient toutes passer sur le côté ouest de la place, en double sens. Il n’y aurait plus de circulation automobile sur le côté est de la place (entre Porte-Dijeaux et Intendance). Les bus, eux, continueraient de circuler selon le plan actuel, sans modification d’itinéraire. Ce nouveau schéma est à l’étude, parmi quatre autres, au niveau de la mairie de Bordeaux et de la Communauté urbaine. Selon nos informations, les quatre autres scénarios ne seront pas retenus, et c’est ce nouveau schéma qui a le plus de chance de s’imposer.

Les commerçants se concertent

Asso Gambetta, qui regroupe une vingtaine de commerçants tout autour de la place, s’est encore réunie cette semaine pour évoquer le plan de circulation de la place. Au début de l’année, l’association avait défendu un schéma de circulation visant à installer des arrêts de bus sur les trottoirs du jardin central. Objectif : débarrasser les trottoirs du flux des voyageurs. Mais cela impose une gestion compliquée des flux de circulation : les bus ayant les portes à droite, ils devaient décharger leurs voyageurs en prenant les voies actuelles à contresens. Ce schéma est toujours défendu par l’Asso Gambetta. Mais son président Michel Garrigue (chocolaterie Darricau) sait qu’un autre plan est défendu par la Ville. « On voit dans les réunions que la mairie appuie à mort son projet et pas du tout le nôtre », déclare-t-il. Les commerçants vont donc essayer de convaincre les autorités que leur schéma est le meilleur. Par ailleurs, ils font de l’éloignement de plusieurs arrêts de bus, pour décongestionner la place, une condition non négociable. Tout comme le fait de couper les moteurs des bus à l’arrêt. Une mesure obligatoire, mais très peu respectée.

D.L